Témoignages

Je m’appelle Patrick Soto, j’ai 60 ans, je suis Sapeur Pompier Volontaire depuis 40 ans. En 1983, j’ai été victime d’un grave accident en service commandé sur un feu de forêt. J’ai été hospitalisé 4 mois, j’ai subi 17 interventions chirurgicales et 4 ans de rééducation fonctionnelle. D’importantes séquelles fonctionnelles ont persisté suite à une amputation de mon pied gauche, portant atteinte à mon autonomie.
En 2018, suite à une rechute, j’ai subi une autre amputation au tiers tibial sur ma jambe gauche portant de nouveau atteinte à mon potentiel d’autonomie. Malgré la rééducation fonctionnelle avec appareillage, une réelle mise en cause est nécessaire, il faut tout réapprendre jusqu’aux gestes les plus élémentaires de la vie. La technicité des équipes soignantes et la volonté sont un bon point de départ, mais il est nécessaire et réconfortant que des sociétés, des associations, de bonnes volontés se mobilisent et travaillent sur des projets pouvant redonner de l’autonomie aux victimes en matière de communication, de déplacements, de relationnel et de sécurité.
Le combat pour un gain d’autonomie est incessant et chaque avancée est une victoire sur le handicap.
Lieutenant de Sapeur Pompier Patrick SOTO
SDIS13
En ce qui concerne les pathologies médicales que j'ai pu prendre en charge au cours de ces 45 années de neurologie, je vois un intérêt tout particulier à votre projet dans le cadre de pathologies neurologiques évolutives telles que la maladie de Charcot, mais aussi la sclérose en plaques et la maladie de Parkinson. La nature des problèmes posés est différente dans ces maladies, mais elles ont en commun une variabilité des aptitudes motrices résiduelles dans la journée et d'un jour à l'autre  rendant difficile l'utilisation du "joystick" ou autres contacteurs mécaniques à certains moments, en raison de la nécessaire préservation d'un minimum de force distale. Un dispositif ne requérant qu'un geste de très faible amplitude ou une faible pression, doté en outre d'un réglage de sensibilité en fonction de la variabilité doit pouvoir répondre aux besoins particuliers de ces patients.
Docteur Donald Morcamp, Neurologue, médecin honoraire des hôpitaux
Suite à un accident de la vie privée, du jour au lendemain, je me suis retrouvé avec un handicap ne me permettant plus de me mouvoir par mes propres moyens. Tous les gestes simples de la vie sont alors devenus difficiles et compliqués à réaliser. Ayant le bassin et une épaule de fracturés, j’ai été pendant un mois immobilisé dans un lit devenant tributaire d’un tiers afin d’améliorer mon quotidien.
Comment éteindre ou allumer le lampadaire de la chambre dans laquelle je passe le plus clair de mon temps ? Comment ouvrir ou fermer les volets ou rapprocher une table sur laquelle se trouve un verre d’eau pour me désaltérer ? Tout devient ainsi très difficile et quelquefois insurmontable à gérer.
Heureusement que pour moi cette situation n’a été que passagère. Mais combien de personnes se retrouvent à vie avec un tel handicap ?
Je pense que les nouvelles inventions ne peuvent qu’améliorer ce changement brutal de cadre de vie qui peut parfois durer de quelques mois à de nombreuses années.
Médecin Colonel de Sapeur Pompier Joël FABBRI
SDIS13
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